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16.07.2006
2046
Malgré sa présentation au festival de Cannes, 2046 a été boudé par le public. Est-ce à cause de son titre futuriste ou de l’étiquette intello qui lui a été collé ? Pour ma part, c’est un peu pour ces deux raisons que je voulais le voir. Je n’en avais pas eu l’occasion jusqu’il y a peu. Je traînais comme une âme en peine au rayon DVD d’un grand magasin. J’allais de présentoir en présentoir sans trop savoir quoi acheter, entre classique et nouveauté, entre envie et curiosité. Je me suis retrouvée face aux films asiatiques et je l’ai vu. Coffret noir en métal, les quatre chiffres en relief. Rien que pour l’objet, je savais que j’allais craquer.
Hong Kong, 1966. Chow Mo Wan, un écrivain libertin retrouve un de ses anciens amours, Lulu, qu’il raccompagne à son hôtel, chambre 2046. Le lendemain, quand il veut lui rendre visite, on lui dit qu’elle est partie sans laisser d’adresse. Il aimerait louer la chambre de Lulu mais le patron lui répond que c’est impossible, qu’elle est en réfection. Chow loue la chambre 2047 en attendant. Il apprend après coup, que Lulu a été assassinée après son départ par son petit ami jaloux qui les avait vu ensemble.
Dans la chambre 2047 qu’il a décidé de garder, Chow entreprend l’écriture d’un livre de science fiction situé en 2046. A travers son roman, il fait revivre les femmes qui ont traversé son existence. 2046, devient une ville, un train, une destination.
Le voyageur en partance pour 2046 n’a qu’une idée en tête : retrouver ses souvenirs perdus. Car on dit que rien ne change jamais, à 2046. Mais nul ne le sait au juste, car nul n’en est jamais revenu.
Wong Kar Wai ne nous raconte pas les histoires d’amour d’un personnage mais les ratages de l’Amour. Quand les histoires finissent avant de commencer, quand elles arrivent trop tôt ou trop tard, quand elles ne peuvent pas être partagées.
Le train 2046, où l’on est accueilli par des androïdes aux émotions différées qui pleurent ou qui rient des heures après en avoir ressenti l’envie, c’est l’amour qui nous a échappé, ce sont les larmes qui coulent après coup, se sont les regrets, les remords… 2046 c’est la réponse à un : « Pourquoi ne peut-on revenir en arrière ? »
Wong Kar Wai rend compte de cet impossible de façon métaphorique. Chaque plan ne laisse voir que la moitié de la scène, le reste étant caché par un paravent, l’embrasure d’une porte, le haut d’une fenêtre... La caméra filme les conversations en retrait, la nuque d’un des deux personnages au premier plan laissant transparaître les émotions sur le visage du second. Les moments d’incompréhension amoureuse sont tournés au ralenti : sensation particulière qui plonge le spectateur dans ses propres interrogations amoureuses…
2046 c’est l’expression cinématographique porté au summum de son art. Wong Kar Wai est sûrement l’un des rares cinéastes à pouvoir encore prétende au titre d’artiste.
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13.07.2006
-24- L'Histoire De Délinois
« J'avais rencontré la fille idéale. Une belle métisse au corps parfait, aux jambes interminables. Elle avait beaucoup de classe, s'habillait de façon à la fois sexy et élégante.
Ses parents étaient diplomates. Elle vivait seule à Paris où elle faisait ses études. Ils lui avaient payé un grand appartement vers Saint Lazare.
J'étais fou d'elle. Elle me prenait pour un dieu. J'étais son premier amant. Mais je n'ai jamais pu lui faire l'amour comme il faut. J'ai foiré à chaque fois. C'était trop fort. Je crois que j'ai gâché sa sexualité.
De toute façon, notre histoire était impossible. Ses parents n'auraient jamais permis que leur fille reste avec un pauvre petit manœuvre comme moi, haïtien de surcroît.
Le pire c'est que je ne me souviens même pas de son prénom. »
Cette histoire, beaucoup d'hommes me l'ont racontée. Le décors diffère mais les mots sont les mêmes. Ils ont dans la tête cette fille inaccessible qu'ils ont perdu pour l'avoir trop idéalisée. Certains courent toujours après, comme on court après un bonheur impossible. Les autres ont renoncé et pourront être heureux... avec une autre femme.
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10.07.2006
-23- Mon meilleur Amant
Délinois vient me voir après une séance de musculation. Il est affamé. Je lui fais un sandwich pendant qu'il se met à l'aise. Quand j'arrive dans la chambre, il est torse nu. Il est beau. Son corps, sa peau, son sourire. Je m'installe sous la couette. Il s'assied entre mes jambes, s'appuie contre ma poitrine pour manger. On discute. J'entrecoupe nos paroles de baisers et de caresses. Moment savoureux.
Il se lève pour ôter son pantalon. Mais il éteint la lumière juste avant. Je suis surprise de sa soudaine pudeur. Il me raconte qu'il a oublié de mettre un slip de rechange dans son sac de sport et a enfilé son pantalon tel quel après la douche. J'éclate de rire. Moi qui aime les hommes qui ne portent rien sous leur jean’s. Mais pourquoi ne l'a t'il pas dit avant ! J'ai envie de lui.
Il s'allonge sur moi. M'embrasse longuement. Me regarde. Je lis le désir dans ses yeux. Mon cœur bât la chamade. Mon bas ventre se met à palpiter. Il enfile un préservatif et me pénètre avec une infinie douceur. Lenteur des mouvements, montée rapide du plaisir. Je jouis. Il pose sa main sur ma bouche pour étouffer mes gémissements. "Chut" murmure t'il. Il me caresse le visage, passe les doigts dans mes cheveux, tire doucement ma tête en arrière. Il embrasse mon cou, mes seins. Il me mord. Frisson de plaisir. Un baiser. Il passe un de ses bras autour de mes épaules, l'autre autour de ma taille. J'enroule mes jambes autour de la sienne. Ses gestes deviennent plus appuyés, plus puissants, plus rapides. Deuxième orgasme, plus fort, plus intense. Je ferme les yeux. Il relâche son étreinte. Quand j'ouvre les yeux, il est en train de m'observer. Son regard m'invite à l'accompagner vers son propre plaisir. Je lui caresse le visage, la nuque, le dos. Mon bassin lui donne le rythme. Accord parfait. Accélération. Il se redresse et, entre plainte et gémissement me dit : "Je vais jouir". Je capte l'énergie de cet instant pour jouir encore une fois, avec lui. Nos corps s'immobilisent. Nos battements de cœur se font écho. Nous restons enlacés dans le silence de la nuit.
Jamais pareil. A chaque fois plus intense, plus troublant. Je suis perdu dans mes pensées. "Tu devrais écrire un livre" dit il. Je le regarde étonnée. Il roule sur le dos. Je m'assieds et lui demande pourquoi un livre. "Pour raconter tes expériences, dire comment tu vis et tu vois le sexe". Je lui souris. "Je suis en train d'écrire". Je lui raconte le point de départ de mon récit, que je décris ce que je ressens quand je suis dans ses bras et pourquoi il est un amant exceptionnel. Je lui dis que je parle aussi des autres. Des différences qu'il existe entre eux.
Il réfléchit. "Tu dis que je suis ton meilleur amant. Pourtant je n'ai pas toujours été à la hauteur avec les filles. Si tu parles de moi, j'aimerais que tu racontes cette histoire". Je me rallonge contre lui et je l'écoute.
00:40 Publié dans L'amour, les Hommes et le Chocolat. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.07.2006
Let's Talk About Sex (Part II)
... suite
Durant cette quête, j’ai rencontré Monsieur Perchistechampionuniversitaire. Une sensualité débordante et curieuse qui me plaisait beaucoup. Un côté petit macho qui m’amusait. Il avait dix ans de moins que moi et n’avait pas encore fini ses études. Les conditions étaient donc idéales pour ne pas s’attacher. Mais c’est bien connu, quand ça nous résiste on s’accroche. Le contrat était pourtant clair, on s’amuse ensemble mais on est libre d’aller voir ailleurs. A la première alerte, je n’ai pas supporté. Larmes d’orgueil vite effacées par le passage consolateur mais néanmoins torride de Monsieur Formidable. Passage unique car Madame…
Quelques temps plus tard, je m’ennuyais chez moi, il s’ennuyait chez lui : "Tu veux venir, histoire de… ?" Pour lui, trois conditions : une seule nuit, partir avant le lever du soleil, n’en rien dire à la communauté d’internautes que nous fréquentions. Tape virtuelle dans la main, l’affaire était conclue. Même s’il n’était pas tout à fait mon type, j’avais apprécié lors d’une rencontre dans un café son côté lover ténébreux. Ce soir là, il a débarqué chez moi avec une bouteille d’amaretto. Origines italiennes obligent. Dans les jours qui ont suivi, cette bouteille est devenue célèbre sur le net. Nous venions de faire l’amour de façon enivrante. Il était allongé sur le ventre et je lui caressais doucement le dos. A la vue de son sexe dépassant entre ses jambes écartées, j’ai eu envie de… le torturer un peu. De plaisir, il va s’en dire. J’ai attrapé la bouteille qui était en bas du lit et je l’ai posée debout sur son dos. "Si tu bouges, la bouteille se videra". J’ai enfoui ma tête entre ses cuisses et je l’ai titillé du bout de la langue jusqu’à sentir son sexe se durcir et son désir devenir insupportable. Il a résisté quelques minutes, puis, n’y tenant plus, a attrapé la bouteille, l’a reposée par terre pour se venger avec délice du supplice. Dans les semaines qui ont suivi, j’ai reçu de nombreux messages de jeunes femmes me demandant ce qu’était le truc de la bouteille. Des trois conditions qu’il m’avait imposé au départ, Monsieur Amaretto n’en a respecté aucunes…
Le vrai tournant dans ma sexualité, c’est à Olivier que je le dois. Pour ceux qui n’ont jamais connu une telle aventure passionnelle, elle sera difficile à imaginer. Dans ses bras je n’étais plus qu’un corps abandonné au plaisir et aux caprices de nos fantasmes. J’ai pris conscience d’un passé, d’un présent et d’un futur. J’ai aperçu l’étendue de tous mes possibles. J’ai pu enfin lire en moi. La sensualité est devenue mon langage universel. Car c’est bien à ce niveau que le changement s’était opéré : j’avais pris conscience de cette sensualité qui était mienne et qui marquait les hommes que je croisais. Dorénavant, faire l’amour n’était plus une question de maîtrise de soi ou de maîtrise de l’autre mais un lâcher prise. Ce n’était plus un enjeu, mais un jeu. Il ne s’agissait pas d’être soumise, juste d’en jouer. Il ne s’agissait pas d’être passive, juste d’offrir à l’autre la sensation d’être actif.
L’expérience avec Olivier était unique et j’ai vite su qu’elle ne serait jamais renouvelée. Ce constat fut longtemps une souffrance mais il m’a permis d’accepter chacune des rencontres suivantes comme étant unique à leur tour.
Avec le recul je me dis qu’on n’apprend pas à faire l’amour. C’est un ressentir qu’on fait évoluer. Les rencontres peuvent nous faire avancer à condition qu’on soit à l’écoute ou en recherche de changement. Certains parleront d’alchimie en parlant de sensualité. Pour moi, la sensualité n’a rien à voir avec l’autre. Elle est en soi. Que l’autre y fasse écho ou pas est un autre problème. Depuis Olivier elle est pour moi le critère exclusif dans le choix de mes partenaires. Je sais la voir dans une allure et la repérer dans des paroles dites ou écrites, tout comme je sais appréhender si l’homme que je croise sera un bon compagnon d’intimité. Rares sont les mauvaises surprises.
00:35 Publié dans Pensées, rêveries et autres élucubrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.07.2006
Let's Talk About Sex (Part I)
Le sexe est pour moi une passion, un besoin, un plaisir, une philosophie, une curiosité scientifique et une lecture de l’autre. Une interrogation aussi. Comment ais-je appris à faire l’amour ? D’ailleurs, est-ce que ça s’apprend ?
J’ai toujours été étonnée des confidences de mes partenaires sur les femmes qu’ils ont croisées. La réflexion qui revient le plus souvent est sans nul doute : "Toutes ces filles qui font la planche !" Pour moi, cette phrase est longtemps restée un mystère. Si encore mes compagnons de jeu avaient été des incapables, j’aurais compris. Dans un moment d’intimité, l’attitude de l’un peut induire le comportement de l’autre. Mais la plupart de ces messieurs n’ont jamais manqué ni de pratique, ni d’imagination. J'ai eu longtemps du mal à imaginer que certaines de mes congénères ne sachent pas se mouvoir et susciter le désir et le plaisir chez ces messieurs. Eprouvent-elles un quelconque plaisir elles-mêmes ?
Il est vrai que la chose est complexe. Il en va de l’histoire de chacun, de sa sensibilité, des rencontres faites, des blessures et des découvertes. En l’occurrence, j’ai eu de la chance. Après des premières fois maladroites et peu savoureuses, j’ai vécu avec mon ex mari une véritable complicité sexuelle. Nous étions jeunes et beaux et passions beaucoup de notre temps la culotte à la main. Nous avons expérimenté tout ce qui nous paraissait expérimentable, passant d’un fantasme à l’autre avec la facilité de ceux qui pensent pouvoir repousser sans fin les limites. Terribles les convictions qu’on peut avoir à vingt ans. Aujourd’hui elles me font sourire. Le territoire sexuel exploré en ce temps-là était certes vaste et imaginatif mais depuis, il s’est largement étendu. Et sans nul doute, je l’étendrai encore.
Après huit ans d’exclusivité, et quatre ans d’abstinence, faire l’amour avec un autre homme m’a paru la chose la plus étrange à vivre. C’était à la fois excitant et bizarre. Les paramètres n’étaient plus les mêmes, et pourtant c’était délicieux. Surprenant aussi quand au petit matin dans un murmure on vous glisse à l’oreille pour la première fois de votre vie : "Tu es formidable". Cette phrase qui se voulait reconnaissante et peut-être flatteuse m’a vraiment posé un problème. Il faut dire qu’à l’époque, le cérébral l’emportait largement sur tout le reste. Et ma conception du sexe n’était pas aussi libérale qu’à l’heure actuelle. Coucher avec un homme faisait parti du package de l’amour. Si j’étais formidable, ça ne pouvait en aucun cas s’adresser seulement à cette partie érotique de ma personne.
Après Monsieur Formidable, qui a préféré rester dans les bras de sa Madame (formidable ou planche, je n’en ai jamais rien su. J’ai juste cru comprendre qu’elle n’aimait pas jouer de la flûte), j’ai rencontré Monsieur Lasemaineprochainejeteprésenteàmesparents. Nous nous entendions aussi bien verticalement qu’horizontalement. C’était tout à fait dans ma conception des sentiments amoureux. Sauf que… nous faisions le même métier. Le package de l’amour intégrait donc des réunions de travail sur l’oreiller. Et au bout de quinze jours il a voulu rajouter l’option belle-famille. Je suis partie en courant.
J’ai ensuite croisé Monsieur Lasurprisedanslepantalon. Il était beau, intelligent et avait beaucoup d’humour. Il était surtout immense, la carrure d’un rugbyman. Mais quand il s’est déshabillé pour la première fois, je me souviens m’être exclamé intérieurement : "Mais que vais-je faire avec ça ?". "Ca" mesurait à peine cinq centimètres au repos et guère plus en action. Il avait beau être doué de ses mains et de sa langue, il me manquait quelque chose. Comme quoi on n'est souvent qu’à quelques centimètres du bonheur. C’est là que j’ai commencé à réaliser qu’on pouvait distinguer le corps et l’esprit en matière de relation amoureuse. Si on pouvait apprécier quelqu’un pour sa personnalité et le trouver nul au lit, alors le contraire était aussi possible. Pour en revenir au monsieur, il n’a pas été facile de rompre élégamment sans invoquer la source du problème. Source dont il n’était pas responsable au demeurant.
Après ces trois rencontres, j’ai commencé à voir le sexe autrement. Mais la phrase "Tu es formidable" ne cessait de me tarauder. J’ai commencé à lire beaucoup de récits érotiques, pour la plupart très anciens et exotiques. Je consultais les sites parlant de sexualité, de tantrisme, de tao. Je lisais tous les articles de presse sur le sujet. C’est devenu un de mes sujets de conversation préférés. Je voulais découvrir les mystères des corps et des plaisirs. Faire l’amour était devenu une quête. Le plus dur restait à me persuader qu’on pouvait avoir des aventures purement physiques sans attachement sentimental.
... à suivre
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01.07.2006
-22- Maîtresse Et Amants
Souvent je leur dis qu'ils sont des amants de pacotille. Du temps de leurs grands-pères, avoir une maîtresse impliquait un investissement affectif et économique. Avec eux, rien de tout ça. Ils ne dépensent que le prix de l'essence et des préservatifs. Parfois, j'aimerais qu'ils m'apportent des fleurs ou qu'ils me sortent. On peut toujours rêver. Même s'il y a quelques confidences sur l'oreiller et une certaine complicité, ce qui nous lie, c'est le sexe. Et l'imagination qui va avec. Mon lit est un théâtre où je leur donne la réplique.
Tous différents. Je les aime pour un détail ou pour un ensemble. Pour les sensations qu'ils me procurent, pour la femme que je suis dans leurs bras. "As tu trouvé l'homme de tes rêves ? " Oui, un homme en cinq.
J'adore son côté petit garçon, camarade de jeu, sa tendresse maladroite et sincère. Je suis l'amie avec qui on peut aller plus loin, avec qui il est aussi agréable de partager le plaisir que les idées.
J'adore sa façon perverse de me toucher, de me posséder. Je suis sa putain, la femme qui lui redonne sa fierté de mâle.
J'adore son rire, sa bonne humeur, la légèreté avec laquelle il prend notre relation. Moment de récréation dans une vie bien rangée. Je suis la femme fantasme, la femme sans visage, celle à laquelle il rêve en silence dans le lit conjugal.
J'adore sa façon de me regarder, de m'écouter. J'adore la fraîcheur de ses idées, sa jeunesse, l'avenir qu'il a encore à écrire. Je suis la prêtresse qui lui parle du pouvoir du sexe et de la beauté de l'amour.
J'adore sa façon de faire naître le plaisir chez moi. Sa douceur et sa force. Sa façon d'être, sans préjugés, sans arrières pensées. Il donne à ma vie un goût de liberté. Je suis la femme miroir, le féminin du masculin.
Je ne suis plus la même. J'ai été tour à tour femme exaspérée, femme désespérée, femme blessée. Le temps, les expériences, l'analyse m'ont transformée. Femme libérée ? Personne ne m'a libéré. Je suis libre, c'est différent. Je pense à Olivier. Un homme peut sans doute révéler ce qu’une femme a en elle, mais ce n’est pas lui qui peut la changer.
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