« -30- Et Si Tout Ca... | Page d'accueil | Infidélités »
19.01.2007
Fidélité
Fidélité et infidélité : voilà deux mots qui devraient être bannis du langage de l’amour.
Il y a les fidèles de Dieu et aussi les chiens fidèles. Tous aux pieds de l’être qu’ils adorent et pour qui ils sont prêts à se sacrifier. Abnégation, soumission, aliénation. Ce n’est pas ma conception de l’amour. Des jeux sexuels oui, parfois. Mais de l’amour non. D’autant plus que si la fidélité est une aliénation alors l’infidélité serait signe de liberté… Je ne suis pas sûre que se soit tout à fait ça… On ne peut aimer sans se sentir libre. Mais cette liberté se trouve ailleurs qu'au fond d'un lit aux draps froissés. Si je ne suis pas infidèle, je ne suis pas non plus fidèle.
Nous avons tous notre façon de voir et de vivre ce concept. C’est un sujet qui délie les langues et déchaîne les passions. J’ai longtemps cru que l’infidélité était une sorte de légende. Jusqu’à ce qu’elle frappe à ma porte et s’installe chez moi sous toutes ces formes.
Mais même en ayant expérimenté les trois facettes du triangle adultère, mon avis sur la question n’a pas beaucoup changé depuis toutes ces années. L’infidélité ne peut-être une norme amoureuse. Pour moi elle est un signe de disfonctionnement. Ceci sans jugement, juste un vécu. Personne n’est à l’abri. L’important pour celui qui s’engage sur cette voie est de pouvoir en endosser les conséquences. Quelque soit sa position. Tromper s’est pouvoir mentir et supporter la possibilité de voir l’autre souffrir. Etre trompé(e) c’est faire un choix, fermer les yeux ou partir. Etre celui où celle avec qui on trompe, est sûrement la position la plus facile à assumer sauf… si l’amour s’en mêle.
Si je m’engage dans une relation amoureuse, il n’y a aucune possibilité d’aller voir ailleurs. Je me dis parfois, comme beaucoup le suggèrent, qu’il peut arriver que… une rencontre… un moment d’égarement... Mais si j’aime vraiment l’homme avec qui je suis j’aurais toujours le courage de dire non. Si je ne trouve pas ce courage, ce sera pour moi révélateur que quelque chose ne va pas ou ne va plus. Et à l’instant même où je pourrais dire oui, je me tairai, car je ne voudrais pas me servir une fois encore d’un tel prétexte pour échapper lâchement à un problème.
Et si c’est lui qui me trompe ? Et bien, que je ne le sache jamais (ne le sait-on pas toujours ?), car je ne serai jamais la femme qui ferme les yeux.
21:05 Publié dans Pensées, rêveries et autres élucubrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Les commentaires sont fermés.