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14.03.2007

Ce Que Je Bus Sans Abus Dans Un Bus

medium_mapplethorpe.jpgLe bus quitte la gare routière. La tête sur son épaule, je regarde la nuit tomber sur Mexico. Le voyage va être long. Bercés par le bruit du moteur, les voyageurs commencent à somnoler. Il m’offre ses genoux en guise de coussin.
Une fois calée dos aux sièges de devant, je passe ma main sous sa chemise juste pour sentir sa peau avant de plonger dans les bras de Morphée. Il me masse tendrement comme pour me bercer. La tête, l’épaule, le dos. Sa main descend sur ma fesse, puis le long de ma cuisse, remonte, avance sous mon tee-shirt jusqu’à effleurer la naissance de mon sein droit. Je rapproche mon visage de son pubis. Je pose ma bouche et souffle lentement à travers le tissu pour lui procurer une sensation de chaleur. C’est un jeu que nous adorons. Il me pince le téton. Je sens le sommeil s’éloigner.
Je commence à jouer avec la boucle de sa ceinture. Je le sens qui se crispe. Il se penche à mon oreille comme pour m’embrasser : « Tu veux qu’on se fasse lapider ? » Cela m’amuse. Je dégrafe sans rien dire un à un les boutons de sa braguette. Il s’accoude côté couloir et appuie la tête sur sa main pour tenter de cacher ce qui va se jouer là. Juste au dessous de sa ceinture.
Doucement je glisse deux doigts dans l’ouverture de son caleçon. Exercice difficile. J’arrive à dégager le bout de son sexe encore tout intimidé par la situation. Je le lape affectueusement pour le rassurer. Il cède au plaisir et commence à grossir. Je l’absorbe doucement pour le mettre à l’abri. Tout se passe dans une lente mobilité.
Ma langue chatouille le frein, s’attarde sur les contours, se promène sur le gland et récolte la première larme séminale.
Une longue pression et je relâche. Je suce, j’effleure, j’aspire, je caresse de la pointe et du plat de la langue. Je bouge à peine la tête. Sous ma joue, les muscles des cuisses de mon homme se contractent au même rythme. Je le sens désespéré de ne pas pouvoir libérer sa queue emprisonnée qui trépide dans les replis de son jeans. Je continue mon petit jeu, alternant étreinte et douceur. De temps en temps je m’arrête. Juste pour le plaisir de sentir son corps tout entier me supplier en silence de continuer.
Sa main qui caresse mon sein tout d’un coup se resserre. Je sens son bassin basculer légèrement en avant. Il bloque sa respiration pour étouffer un râle. En quelques saccades, ma bouche se remplit de ce merveilleux liquide que je laisse couler lentement au fond de ma gorge.
Nous restons un moment sans bouger. Puis discrètement, il se reboutonne et pose la tête sur ma cuisse. Demain, nous serons à Merida.

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