24.03.2007
Pour Ne Pas Mourir d'Amour...
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21.03.2007
Embrase-moi !
"Non ! Si tu les enlèves, tu seras un homme comme les autres."
Alors il m’a prise là, sur le coin de la table. Comme j’en avais toujours rêvé. A la sauvage.
Il avait d’abord tenté la douceur en enfouissant sa tête entre mes jambes. Mais cette offrande là n’était pas au programme. Il était mon fantasme. Le scénario, c’est moi qui l’écrivais. Je lui tapotais le crâne rasé de frais pour qu’il cesse. Je l’attrapais par le col pour qu’il se redresse. De ma bouche sortirent des mots ardents. De mes yeux, la diaprure d’un brasier. Il connaissait les signaux de l’urgence. Il comprit qu’il allait faire chaud. Il se recula et tout en me toisant, il ôta son pull. Calmement.
Les fesses posées au bord de la table, j’enroulais mes jambes autour de sa taille pour essayer de l’attirer vers moi. Il résista le temps d’enlever son tee-shirt. Sous le bleu nuit de son pantalon se dessinait la vigueur de ses intentions. Son regard enflammé me fit comprendre que j’allais être servie. Je me penchais en arrière pour offrir à ses morsures mes seins qui s’échappaient fiévreusement du bustier. Il m’empoigna brutalement appuyant contre mon vagin brûlant sa lance à incendie prête à apaiser toutes mes envies pyromanes. Je m’accrochais à lui, à ses muscles tendus qui commençaient à briller de sueur.
Il m’abandonna sur la table, bouillante de désir, remontant l’une après l’autre mes jambes sur ses épaules. Pendant qu’il se déboutonnait, je passais en revue les cicatrices de son torse du bout des doigts. Il m’en avait raconté chaque détail, me faisant réaliser que j’avais à ma portée un rêve vieux de plusieurs années.
Il allait retirer ses bottes. "Non ! Si tu les enlèves, tu seras un homme comme les autres." Pantalon et boxer tombèrent sur ses chevilles. Au premier coup de butoir, la table se déplaça. J’entendis rouler en contrebas le casque qu’il avait posé en arrivant.
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18.03.2007
Mi Tierra - Gloria Estefan
Certains objets, certains parfums, certains endroits ramènent à nous les souvenirs et les sensations d’un passé qu’on croyait oublié. La musique a chez moi cette fonction proustienne. Et il est un album en particulier qui me rappelle non pas un souvenir mais un ensemble de souvenirs amoureux.
Je devrais détester cet album mais je ne peux pas. Il parle d’amour. Ou plutôt d’amours. De ceux qui marquent une vie. De ceux qui ne s’oublient pas car ils nous ont changés. Il m’a été offert par mon ex-mari juste après notre séparation. Je l’écoutais en boucle en pleurant. Puis un jour les larmes ont séché mais le disque a continué de tourner sur ma platine.
Quand l’histoire avec Olivier s’est achevée, une chanson de l’album c’est faite plus significative. « No hay mal que por bien no venga ». Elle parle de passion, d’histoires qui réveillent le cœur pour aimer à nouveau. Je me souviens la lui avoir traduite et envoyé par mail. Et puis je lui ai offert l’album.
Par la suite, chaque fois qu’un amour ou un amant m’en demandait une copie, on se séparait juste après.
Lorsqu’une nuit, après avoir fait l’amour sur la voix chaude de Gloria, il m’a demandé de lui faire un CD de « Mi tierra », j’ai senti un pincement au cœur. Je lui ai dit oui mais… Je n’ai jamais fait la copie. Peut-être pensais-je annuler ainsi la malédiction liée à l'album… Mais ne l'avais-je pas choisi ce soir là parce que je sentais déjà que la fin était proche ?
On s’est séparé peu après. L’album était resté sur la platine. Et encore une fois je l’ai écouté en boucle. En pleurant.
Je devrais détester cet album mais je ne peux pas. Chaque chanson est le souvenir d’un amour qui a changé ma vie…
Imagen del amor que me ofreciste.
Aún guarda fiel el aroma aquel tierno clavel.
Ayer encontré la flor que tú me diste.
Aún guardo aquella carta que me escribiste.
De un rojo pasional tenía una marca.
Tu firma junto al clavel me puso triste.
Aún guardo aquella carta que me escribiste.
Regresa, por favor, pues la vida es muy corta.
Salgamos de la duda y del rencor.
Muy bien dice el cantor : lo pasado no importa.
De todo, nuestro orgullo es lo peor.
Renovemos la pasion pues la vida es muy corta.
Llenemos de calor el corazòn...
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14.03.2007
Ce Que Je Bus Sans Abus Dans Un Bus
Le bus quitte la gare routière. La tête sur son épaule, je regarde la nuit tomber sur Mexico. Le voyage va être long. Bercés par le bruit du moteur, les voyageurs commencent à somnoler. Il m’offre ses genoux en guise de coussin.
Une fois calée dos aux sièges de devant, je passe ma main sous sa chemise juste pour sentir sa peau avant de plonger dans les bras de Morphée. Il me masse tendrement comme pour me bercer. La tête, l’épaule, le dos. Sa main descend sur ma fesse, puis le long de ma cuisse, remonte, avance sous mon tee-shirt jusqu’à effleurer la naissance de mon sein droit. Je rapproche mon visage de son pubis. Je pose ma bouche et souffle lentement à travers le tissu pour lui procurer une sensation de chaleur. C’est un jeu que nous adorons. Il me pince le téton. Je sens le sommeil s’éloigner.
Je commence à jouer avec la boucle de sa ceinture. Je le sens qui se crispe. Il se penche à mon oreille comme pour m’embrasser : « Tu veux qu’on se fasse lapider ? » Cela m’amuse. Je dégrafe sans rien dire un à un les boutons de sa braguette. Il s’accoude côté couloir et appuie la tête sur sa main pour tenter de cacher ce qui va se jouer là. Juste au dessous de sa ceinture.
Doucement je glisse deux doigts dans l’ouverture de son caleçon. Exercice difficile. J’arrive à dégager le bout de son sexe encore tout intimidé par la situation. Je le lape affectueusement pour le rassurer. Il cède au plaisir et commence à grossir. Je l’absorbe doucement pour le mettre à l’abri. Tout se passe dans une lente mobilité.
Ma langue chatouille le frein, s’attarde sur les contours, se promène sur le gland et récolte la première larme séminale.
Une longue pression et je relâche. Je suce, j’effleure, j’aspire, je caresse de la pointe et du plat de la langue. Je bouge à peine la tête. Sous ma joue, les muscles des cuisses de mon homme se contractent au même rythme. Je le sens désespéré de ne pas pouvoir libérer sa queue emprisonnée qui trépide dans les replis de son jeans. Je continue mon petit jeu, alternant étreinte et douceur. De temps en temps je m’arrête. Juste pour le plaisir de sentir son corps tout entier me supplier en silence de continuer.
Sa main qui caresse mon sein tout d’un coup se resserre. Je sens son bassin basculer légèrement en avant. Il bloque sa respiration pour étouffer un râle. En quelques saccades, ma bouche se remplit de ce merveilleux liquide que je laisse couler lentement au fond de ma gorge.
Nous restons un moment sans bouger. Puis discrètement, il se reboutonne et pose la tête sur ma cuisse. Demain, nous serons à Merida.
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11.03.2007
Accourrez Donc Vite Et Venez Me La...
(suivre l'italique...)
Lettre d'amour de George Sand à son amant Alfred de Musset.
Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
dont vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourrez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.
Réponse d’Alfred de Musset :
Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un cour
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.
Réponse de George Sand :
Cette insigne faveur que votre cour réclame
Nuit à ma renommée et répugne mon âme.
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