02.02.2008
Une Valse A Mille Temps
« … Et je me prends en flagrant délit de gamineries en évoquant l'idée de reprendre notre relation une fois que j'aurais résolu mes problèmes ou en me disant que la situation serait plus facile si tu voulais être mon amie. Tout cela pour mettre en exergue les pensées confuses d'un message que je ne sais pas finir à l'instar de notre relation. Voudras-tu me pardonner de telles pensées et la tristesse que mon message pourrait t'inspirer ?
Oublies moi... »
C'était il y a deux ans et demi. Je t’avais répondu :
« Etrange pressentiment…
Dernière nuit annonciatrice, et puis le silence.
Des bribes de conversations, des mots, des idées, …comme un rêve prémonitoire,
Une situation étouffante, angoissante dont je n’avais qu’une clé : partir malgré la douleur
Partir pour te laisser libre comme à mi-mots tu l’avais formulé,
Et retrouver moi-même une liberté perdue à cause d’une histoire qui n’était pas la mienne.
Est ce une parenthèse ou un point final…
Une pause le temps d’une saison,
Le temps de se retrouver ou de se perdre à jamais
Je ne pourrais jamais effacer ce que l’on a écrit ensemble
Si un jour tu peux m’oublier, alors je t’oublierai »
Je me souviens de cette dernière nuit où je t'ai vu assis au bord du lit et de ce que j'ai ressenti à ce moment là. Depuis cet évènement malheureux qui a tout déclenché, pour moi tu étais en partance. Pas que tu veuilles me quitter mais tu n'étais plus là quand tu étais avec moi. Et ce même week-end, tu n'avais apporté aucun bagage, comme si tu allais devoir partir à tout moment.
Le fait que tu sois dans cet état là m'angoissait. Je me retrouvais dans une position d'attente, de demande qui ne pouvait que te peser plus. Ce qui se passait chez toi n'était pas mon histoire. Cette situation me dépassait. Je ne pouvais rien faire qui puisse changer les choses sauf te laisser ta liberté. Au risque d’en ressentir la douleur. Mais la douleur est plus saine que la souffrance.
Ton mail, arrivé quelques jours après, ne m’avait pas surprise. Il me semblait logique. Dans les jours qui ont suivi on a entamé une sorte de dialogue entre au revoir et adieu. On a convenu d’un rendez-vous. Triste souvenir où gonflée d’espoir je pensais que tu changerais d’avis. Ce soir là dans ta voiture je t’ai vu pleurer mais tu semblais aussi résigné qu’un enfant capricieux. Tu ne m’avais pas tout dit. J’ai compris deux mois plus tard ce que tu me cachais. Un secret lourd à porter. Un secret qui faisait s’envoler toute possibilité de relation pour un long moment encore.
Dans les mois qui ont suivi, j’ai essayé de t’oublier mais tu réapparaissais de temps en temps toujours avec cette idée d’une possible amitié. Mais pour moi, si l’amour n’était pas possible, rien n’était possible. Ta résignation me ravageait et à nouveaux les ponts étaient coupés. Je ne vais pas nier avoir provoqué une fois ou deux un contact. Tu me manquais tellement… J’espérais te manquer tout autant.
Lorsqu’un jour tu m’as demandé si on pouvait se revoir, je t’ai écrit :
« Certaines choses changent et d'autres restent immuables.
Depuis mon dernier mail, j'ai appris à vivre sans toi, j'ai même retrouvé une certaine sérénité. L'avenir me semblait possible.
... car le temps efface les blessures dit-on.
Pourtant tu restes présent dans ma vie, de ma première pensée du matin au moment où j'arrive enfin à fermer les yeux. Tu hantes parfois jusqu'à mes rêves. Tout me relie à toi : un parfum, une image, une parole, un film, un livre, une musique, un endroit, un moment, une luminosité... Il ne passe pas un jour sans que je me souvienne de ce qu'était le bonheur à tes côtés. Je me suis juste convaincue que ce bonheur là, si unique, si précieux ne pouvait plus être qu'un souvenir. Tu réapparais dans ma vie et tout vole en éclat. Le doute et l'espoir se font front. Les larmes que je croyais taries recommencent à couler.
Ma vie après toi a changé, et pourtant rien n'a changé : l'amour que je te porte, ce que je veux, ce que j'attends... Si tu n'avais pas été celui-là, si notre histoire n'avait pas été celle qu'elle fut, je ne serais sûrement pas là à t'écrire. Mais je ne peux ignorer que l'amour est un sentiment qui se partage.
Alors, est-ce que je veux te revoir ?
Tu poses la question, tu es le seul à avoir les réponses... Si dans les méandres de tes doutes sentimentaux tu arrives à trouver pourquoi tu ne peux vivre sans moi, si tu arrives à me faire une place dans ta vie, si tu assumes l'affection que tu as pour moi à la face du monde, alors je veux te revoir.
Comme je te l'ai déjà écrit : S'il n'y a pas de futur, restons-en au passé. Mais si tu vois un futur, à toi de réinventer le présent... »
Je t’ai expliqué tout celà encore et encore, à chacun de nos nouveaux échanges. Mais tu m’as répété ne pas vouloir m’effacer de ta vie.
Un soir tu m'as dit : « Je t'imagine forte et j'oublie que je retourne le couteau dans une plaie ».
Qu’est-ce que la force en amour ? Aimer l’autre et pouvoir le laisser partir ou le retenir sans pouvoir l’aimer ?
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03.10.2007
ll Y A Des Soirs Comme Ca...

Mon meilleur amant qui m’envoie des mots doux, mon meilleur ami qui me prend dans ses bras et mon meilleur amour, celui qui est parti, qui s’invite en pensée.
Il y a des soirs comme ça où ma fierté de femme libre s’envole en fumée au contact de ces hommes que j’aime ou que j’ai aimé.
Putain de blues qui jette une ombre sur ma journée ensoleillée.
Putain de musique qui me rappelle les instants dans ses bras.
Putain de souvenirs qui arrivent par vague.
Putain d’espoirs perdus.
Putain de temps qui passe sans l’effacer.
Putain de manque qui me ferait presque hurler.
Putain d’envie de l’appeler, là maintenant.
Putain de certitude que ce serait comme me brûler.
Putain de larmes qui coulent sans s’arrêter.
En écoute :
Pauline Croze - Je ferai sans
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03.03.2007
Tu Me Manques
Tu m'as dit :
"Je refuse de ressentir le manque"
Ne pas manquer est une illusion.
On ne peut être total.
Sans le manque on a tout, on a tout dit et tout vécu.
Sans le manque on n'a plus de raison d'avancer.
Sans le manque, la vie est un désert.
Sans le manque on est mort.
Refuser le manque c'est rester immobile pour ne pas se risquer.
C'est ne plus s'offrir la possibilité d'aimer, ou de créer, ou de vivre.
En amour, comme ailleurs, il faut savoir accepter les echecs et les blessures.
Il faut savoir accepter de tomber pour mieux se relever.
Un jour tu m'as demandé : comment savoir qu'on aime ?
On sait qu'on aime quand l'autre vous manque.
Comme la fumée est signe de feu, le manque est signe d'amour .
Manquer c'est souvent douloureux.
Mais ce peut-être beau aussi.
J'aimais quand tu me manquais.
Parce que tu revenais vite me serrer contre toi.
J'aimais quand tu me manquais.
Parce que je te manquais aussi.
...et un an après avoir écrit ces mots,
tu me manques toujours autant.
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16.06.2006
Histoire D'Amours
L’an dernier, il y avait dans ma vie un homme avec qui j’ai vécu une belle histoire d’amour. Une histoire qui m’inspirait mille sentiments depuis longtemps endormis, une histoire comme on en vit rarement plusieurs fois.
Un dimanche matin, alors que j’allais prendre un bain avant sa venue, j’ai eu envie de relire "Fragments d’un discours amoureux" de Roland Barthes. Je suis allée fouiller dans ma bibliothèque sans trop de conviction, persuadée que mon ex-mari l’avait emporté avec lui. Mais non, il était bien là. En le feuilletant avant de me plonger dans mon bain, je découvre avec surprise une dédicace de sa main. Je trouve cela étrange. Ce livre on l’avait acheté ensemble et il n’était pas plus à moi qu’à lui, puisqu’il était à nous. La mémoire peut me jouer des tours parfois mais, j’étais sûre de n’avoir jamais lu ces mots.
"No es cierto que nuestra busqueda es la de alcanzar la experiencia amorosa ?
Contigo he conocido el amor y por eso te llevaré siempre en mi.
Marzo 94"
Emue par ces paroles d’amour venues d’un autre temps, je referme le livre et le pose contre ma poitrine. Et là je réalise que quelque chose ne va pas. J’ouvre à nouveau le livre et je relis la date. Mars 94… Nous étions en train de nous séparer… Il était sur le point de déménager… Je réalise soudain que ce petit mot, mon mari me l’avait laissé comme on laisse un testament. Et... que je ne l’avais découvert que onze ans plus tard, alors que je vivais une histoire aussi belle et aussi forte que celle que j’avais vécu avec lui.
Ustedes dos, les llevaré tambien siempre en mi…
Roland Barthes
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07.06.2006
Je Le Regarde Dormir
Je le regarde dormir. J’écoute sa respiration, lente, légère. Celle d’un repos serein après l’amour. Ma tête est posée sur son bras. Les larmes coulent lentement de ma joue sur sa peau. Comment peut-on pleurer un homme en étant bien dans les bras d’un autre… Sur la platine CD, Marisa Monte chante : "Não suporto mais tua ausência". Cette phrase m’envahie. Je ne supporte plus ton absence, je ne supporte plus ton absence, je ne supporte plus ton absence…
Deux semaines que je rêve de toi toutes les nuits. Le réveil est insupportable. Je ne veux plus fermer les yeux, je ne veux plus rêver, je veux que tu quittes mes pensées, je veux que tu cesses d’envahir ma vie. Je veux… que tu reviennes.
Depuis ce dernier regard, ce dernier au revoir, je cherche à t’oublier. J’ai rencontré un homme, puis un second. Mais j’avais le cœur empli de toi. Et… ils n’étaient pas toi. J’ai rappelé mes anciens amants. Je pensais qu’ils me consoleraient. Voulais-je être consolée ? J’ai juste eu le courage de leur laisser espérer qu’on se reverrait.
Délinois... Il était le seul que je pouvais revoir.
Et je l’ai revu une fois. Une nuit entière passée à ses côtés. Troublée par ce corps qui ne m’était pas inconnu mais qui n’était pas le tien. Troublée par mon propre corps qui ne réagissait plus à ses caresses, qui avait soudain perdu le pouvoir d’éprouver du plaisir. Je l’ai revu une deuxième fois. La même impossibilité à me laisser aller. Il a voulu me revoir une troisième fois. J’ai trouvé mille excuses. Je ne voulais pas vivre l’évidence de ton absence à travers lui.
Deux semaines que je rêve de toi. La douleur est insupportable. J’attrape mon téléphone. Le repose aussitôt : un appel ne changerait rien à cette situation qui me dépasse. Les larmes coulent seules, parfois en silence, parfois en sanglots. Je ne comprends pas cet après-coup. Huit mois et ton image qui semblait s’être effacée réapparaît plus nette que jamais. J’aimerai pouvoir te détester. J’aimerai pouvoir te haïr… pour le mal que tu ne m’as pas fait.
Il m’a envoyé un texto : "Samedi dans l’après-midi, un câlin ma chérie ?". Les yeux bouffis de larmes je lui ai répondu oui. Il faut que j’avance. J’avais proposé de t’attendre. Tu avais douté. Tu préférais qu’on se sépare pour que je me sente libre. Cette liberté inaccessible depuis toi, je voudrais pouvoir la retrouver.
Ce matin j’ai refait les gestes oubliés. Les gestes de beauté pour un homme avec qui on va partager un moment d’intimité. Qu’allait-il se passer ?
Il est arrivé. Un petit baiser. On a discuté un moment de tout et de rien avant qu’il ne lance en souriant : "Que penses-tu d’un petit frisson ?" Je ne voulais pas d’un nouvel échec. J’ai avoué : "Je n’arrive plus à frissonner". Confiance et respect, dialogue sans sentimentalité. Je ne voulais pas de pitié. Juste recouvrer la jouissance de mon corps. "On va voir ce qu’on peut faire", m’a-t-il dit en m’entraînant doucement vers la chambre.
Petit à petit tout est revenu. Les caresses, les désirs, les plaisirs, les chuchotements et les fous rires. Les corps épuisés, son regard et mon sourire. Les petites habitudes aussi. Il s’est endormi, je le regarde. Et je pense à toi, à ta respiration, à ton visage quand tu dormais à mes côtés.
La voix de Marisa Monte laisse place à celle plus grave de Bebel Gilberto. Il ouvre les yeux surpris par cette nouvelle tonalité. Discrètement j’essuie mes larmes. Il me regarde et me sourit. Il doit partir. Il prend sa douche, se rhabille. On plaisante, on s’embrasse, à bientôt.
Je passe devant le miroir du salon. Sur mon visage, je retrouve avec surprise la beauté particulière que tu savais toi aussi lui donner. Mon regard se brouille. Tu me manques tant.
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17.05.2006
Compte A Rebours De L'Oubli
Premier rendez-vous, première étreinte, premier baiser. Premier repas abandonné avant le premier dessert, pour un premier désir, des premières caresses, des premiers plaisirs. Première nuit blanche, premier au revoir, premier à bientôt ? Un premier rappel, juste comme ça, juste pour savoir… est-ce qu’on peut se voir ? Premier émoi. Et si cette fois … ?
Premières ballades dans Paris, premières sorties, premiers souvenirs. Premières surprises, premiers cadeaux, premières attentions. Premier week-end, premiers fou rires, premiers délires, premières complicités.
Premier effroi pour un premier je t’aime. Premier doute effacé par une première certitude : l’amour.
Première éloignement parce que la famille, parce que les vacances. Premier sentiment de manque. Premières retrouvailles passionnées.
Et un jour, premier assombrissement. Première intrusion de la réalité dans le rêve. Premier tiraillement. Premier pourquoi ? Premier cri pour une injustice.
Les premières larmes pour une dernière nuit, un dernier regard, un dernier au revoir. Premières souffrances dans le silence de mes nuits blanches…
Le temps passe, les larmes sèches peu à peu, le temps de s’habituer au vide que tu as laissé.
Arrive ce qui aurait du être un premier anniversaire. Les souvenirs s’affichent, les pincements au cœur réapparaissent.
Penses-tu à ces premières fois ? A ce premier baiser de ce premier jour de l’an qui devait porter chance à notre amour naissant ? L’endroit où tu m’avais emmené était ridiculement beau. Romantisme à la manière de quelqu’un qui se défend de l’être. Comment ne pas t’aimer ?
Comment ne plus t’aimer …
Quelques jours encore… jusqu’au souvenir de cette dernière nuit, de ce dernier regard, de ce dernier au revoir.
Quand cessera ce compte à rebours de l’oubli… de l’oubli de ta voix, de ton odeur, de tes mots.
Quand cessera ce compte à rebours de l’oubli de tout ce qui me rattache encore toi…
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27.04.2006
Les Etoiles Filantes Pleurent-Elles ?

La facilité des rencontres sur internet.
Un homme qui sort du lot.
L'impression de quelque chose de nouveau.
Retrouver le plaisir de plaire, se laisser séduire.
Un rendez-vous, les regards, les sourires.
Une nuit de tendresse, de caresses, de promesses.
Un lendemain de détresse.
Certaines histoires sont dures à effacer...
Un mail d'excuse, une réponse compréhensive.
Un dial amical qui s'engage.
Quelques temps plus tard, pour lui un voyage.
Lui : Je suis rentré lundi, j'ai pensé à toi là bas
Moi : Ah oui ?
Lui : Oui, j'ai pensé à toi un soir en voyant une étoile filante.
Moi : C'est le côté étoile ou le côté filante qui t'a fait penser à moi ?
Lui : Les deux peut-être. Mais c'est bizarre, je n'ai pas compris pourquoi. J'étais sur une terrasse, c'était le bonheur total et d'un coup, je vois cette étoile qui file devant moi. J'avais l'impression qu'elle me faisait un clin d'oeil. Celà m'a intrigué d'autant que je ne me rappelle plus exactement ton visage.
Mes pensées, vers ce qu'il reste de ces rencontres qui ont fait de nous ce que nous sommes.
Lui : J'ai fait l'amour avec une étoile filante.
C'est le côté étoile ou le côté filante qui m'a fait penser à toi ?
Certaines histoires sont dures à effacer...
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